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Casablanca, creuset de l’Art Déco
Documentation - Histoire de l'Art

L’Art Déco, utilise toutes les ressources de l’ornementation et manifeste un très vif souci d’imagination, de raffinement et de renouvellement. Marqueterie, incrustations, bronzes sculptés, fer forgé, laques, peintures sont appliqués à profusion. Leur technique et leur thème reflètent tous les caprices de la mode. L’Art Déco est un style qui s’applique entre les années vingt et trente dans l’architecture et les arts graphiques.

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«L’expertise au Maroc, qu’elle soit privée ou judiciaire, doit être réformée rapidement»
Actualités - Entretien

Abderrahman Saaïdi, fondateur de la galerie MemoartPour Abderrahman Saaïdi, fondateur de la galerie Memoart, les amateurs d’art font indiscutablement partie d’une élite financière et forcément intellectuelle, parce que l’art nécessite une certaine tournure d’esprit, une certaine formation pour ne pas dire formatage. Les collectionneurs sont rares et se tournent de plus en plus vers l’art contemporain après avoir été longtemps sous influence orientaliste.

Mais pour que le marché marocain de l’art puisse se développer, il est vital qu’il s’ouvre sur le plan réglementaire, législatif et douanier pour qu’il y ait des échanges avec le monde extérieur de manière légale et organisée.

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Actualités - Vente aux Enchères

 
Points sur les "I" : Alerte sur le marché de l'art
Écrit par Jamal BERRAOUI - Challenge du 22 au 28 avril 2011 -   


Depuis quelques années et sans que les pouvoirs publics n’y soient pour quelque chose, un marché de l'art, essentiellement de l'art pictural, s'est organisé. Des galeries ont ouvert, des salles de vente se multiplient, le nombre d'acheteurs a explosé au profit des artistes. Ce marché n'est pas encore très profond, mais il est déjà menacé. Des pratiques malsaines, même délictueuses, sont dénoncées.

Ce marché est en effervescence à cause de suspicion d'écoulement de faux. La dernière «affaire» concerne une exposition organisée à Rabat par le peintre Karim Bennani et la fondation qui porte son nom. Elle propose à la vente des tableaux de Jilali Gharbaoui, Mohamed Kacimi et Miloud Labied. Les tableaux sont expertisés par Karim Bennani lui-même, légalement investi de cette qualité. Seulement, des connaisseurs et pas des moindres, font état de grande suspicion vis-à-vis de l'authenticité d'une partie des œuvres de la collection. Dans le milieu, c'est même une conviction largement partagée. Il ne nous appartient pas de trancher, n'ayant aucune expertise en la matière, mais l'existence même de cette controverse est une alerte sérieuse pour le marché naissant, indépendamment de la réalité des faits. Elle vient après l'affaire, aujourd'hui devant les tribunaux, qui a mis face à face l'expert Karim Bennani et une grande galerie. Dix œuvres certifiées par l'expert se sont révélées des faux.

Le préjudice est énorme pour la galerie qui a payé les œuvres au prix fort, sur la foi de l'expertise. Préjudice que le tribunal devra évaluer dans ce qui constituera une jurisprudence, s'il statue en faveur de la galerie. Talal lui, assure à ses amis «Je ne suis pas expert, mais je connais les œuvres de ma mère Chaïbia et j'ai vu certifier des œuvres très éloignées de son travail». Plusieurs collectionneurs ont eu la mauvaise surprise de se retrouver avec des faux, en lieu et place de «l'occasion unique» qu'ils croyaient dénicher. Cette ambiance malsaine interpelle les pouvoirs publics. La taille actuelle du marché et surtout son potentiel rendent l'organisation légale obsolète. Il faut la revoir dans l'esprit de la sécurisation et au profit de tous. Cela passe par la responsabilisation civile et pénale des experts agréés mais aussi par une fiscalité plus claire. Est-il normal que les fondations, défiscalisées, soient en concurrence avec les galeries ? La protection des artistes défunts et de leurs œuvres ne doit plus être l'affaire des héritiers uniquement. C'est un chantier qui pourrait occuper le ministère de la Culture et le sortir des conflits internes qui le paralysent depuis des mois. Cela permettrait à la peinture marocaine de s’installer dans la modernité et à sortir de l’exotique.

 
Entretien avec Abderrahman Saaidi, fondateur de la Galerie Memoarts : «Il faut inciter les entreprises à acquérir des œuvres d’artistes marocains vivants»
Actualités - Entretien
Abderrahman Saaidi, ancien ministre et fondateur de la Galerie Memoarts, nous traite, dans cet entretien accordé à Libé, de toutes les questions relatives à la situation des arts plastiques au Maroc, ses contraintes, ses enjeux et ses modes de réglementation spécifique.

Libé  : Quel regard portez-vous sur la genèse du marché de l’art au Maroc ? Et où en est le marché de l’art en ce moment ? Peut-on réellement parler d’un marché ?
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Catalogue

Vente aux Enchères du 11 Décembre 2011

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